GREG Z!BELL

Life Photographer

GREENING Pictures

Pol'art Bear

Greg Zibell est le fondateur de POL'ART BEAR, projet dont la démarche artistique permet à la fois de faire prendre conscience de l'urgence climatique mais aussi et surtout, de fédérer des acteurs pour amorcer des changements dans nos sociétés.

 

          Le projet POL'ART BEAR se propose d'avoir une vision artistique à long terme sur l'écosystème Terre dans sa complexité. Au travers de différents thèmes de recherche, menés de front, et en perpétuelle évolution, les artistes construisent un univers qui amène le public à se positionner. Il s'agit d'un travail éminemment philosophique, dans la mesure où il pose des questions sur la condition des êtres vivants et de leurs destinées. À une époque où l'on évoque la disparition de l'humanité au cours de la sixième extinction et que le réchauffement climatique promet d'avoir des conséquences désastreuses pour de nombreux vivants, peut-on décemment rester les bras croisés?

 

     La complexité du monde nécessite d'avoir une vision globale des questions tant géographiquement qu'historiquement. Il appartient aussi aux artistes d'apporter une vision, ils n'ont plus à se contenter de regarder et d'interpréter leur monde, ils ont la lourde tâche et la responsabilité d'être visionnaires. Et c'est en cela que mon travail s'apparente à celui des scientifiques. Je cherche à comprendre les relations qui existent entre les humains et leurs milieux. L'action de l'Homme au cours des deux derniers siècles a été d'une telle ampleur que l'on parle désormais d'ANTHROPOCENE.

 

       Cette vision globale qui mêle philosophie, science et art rejoint celui de certains hommes du passé qui ont parsemé l'histoire de l'humanité. Dans la forme, ce travail s'appuie sur des références artistiques nombreuses.

        Voici quatre axes de recherche sur lesquels je me suis penché.

      Le premier s'intitule NOKAKTUS. Il s'agit d'un travail sur la dégradation des sols en Europe. Je me suis particulièrement intéressé au processus évolutif de désertification dans les pays du Sud et notamment au Portugal et en Grèce. C'est toujours avec un regard personnel et une vision artistique que je propose ces travaux. La situation au Portugal est particulèrement préoccupante et malgré les initiatives qui sont prises pour endiguer le phénomène de la désertification, puisque c'est bien de cela qu'il s'agit,  la situation empire année après année.

 

        Le second, 228.000, est un travail sur l'accroissement de la population mondiale. Jamais dans l'histoire de l'humanité la population mondiale n'a cru à un tel rythme. Chaque jour, c'est environ 228.000 personnes supplémentaires qui viennent grossir les rangs de la population mondiale. Comment gère-t-on cet afflux de population? Comment les nourrit-on ? Les habille-t-on ? Les éduque-t-on ? Les soigne-t-on ? L'augmentation quotidienne est telle (l'équivalent de la population de la ville de Bordeaux en plus chaque jour) qu'une véritable réflexion est à mener pour prévoir, pour anticiper, pour éventuellement, modifier nos modes de vie.

 

Le troisième, Rising Seas est une série de livres ayant comme contraintes communes d'être chacun un recueil de photographies prises avec une unité de temps (cinq jours de prises de vue) une unité de lieu (une ville) et une unité de thème (la vie quotidienne). En quoi cette collection apporte-t-elle une pierre à l'édifice du projet POLART BEAR? Toutes les villes qui ont été photographiées sont toutes des villes en bord de mer. Je photographie la vie quotidienne insouciante et banale des habitants. Or, du fait de leur proximité avec la mer ces villes sont potentiellement des lieux à risque dans la mesure où avec le réchauffement climatique, le niveau de la mer étant susceptible de monter dans des proportions et à une vitesse inconnue à ce jour, les dommages qui pourraient être causés à ces villes sont potentiellement importants. Une épée de Damoclès flotte au dessus de ces villes, et les habitants continuent à vivre de manière insouciante.

Le quatrième, voyage vers le néant, traite de la mer d'Aral, triste symbole des actions dévastatrices de l'Homme quand il ne prévient pas une situation qui s'est avérée catastrophique pour la région et les habitants locaux. Une once d'espoir cependant semble renaître depuis que les rivières qui l'alimentent ne sont plus totalement utilisées à des fins agricoles. Le Syr Daria et l'Amou Daria continuent en effet, mais à une moindre mesure aujourd'hui, a être les sources principales et exhaustives de la culture du coton au Kazakstan et en Ouzbekistan.

Le prochain, Today is getting too old (Titre encore provisoire), en cours de réalisation, est un ouvrage sur l'obsolescence de l'"American way of life", et une réflexion sur ce modèle passéiste qui continue à faire des émules.

© Greg Zibell Toutes les photographies de ce site sont protégées et ne peuvent en aucun cas être utilisées.

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